La sleeper ultime. Une berline de salaryman avec le 1JZ-GTE 280 ch de la Supra sous le capot — la reine discrète du drift japonais.
Imaginez une berline si banale qu'on ne la remarque pas sur un parking — et qui cache le 1JZ-GTE bi-turbo de 280 ch, cousin direct du moteur de la Supra. Voilà la Mark II. La sleeper absolue : le confort feutré d'une voiture de direction, la mécanique d'une icône du drift, et cette discrétion qui fait tout le sel de la posséder. Elle ne crie rien. Elle fait tout.
La Mark II naît en 1968 comme Toyota Corona Mark II : une Corona agrandie, mieux finie et plus puissante, pensée comme berline intermédiaire quasi-premium. Au fil des années 70, elle s'émancipe, la plateforme est séparée et le modèle devient simplement « Mark II ». C'est le socle d'une famille : elle donnera naissance aux Cresta et Chaser, la fameuse trinité des berlines à propulsion Toyota qui se partagent bases et mécaniques.
Architecturalement, la Mark II est une propulsion à moteur avant longitudinal sur l'essentiel de sa carrière, déclinée en berline, break et hardtop pour couvrir tous les usages — familial, taxi, auto-école, passionné. La gamme moteur suit l'évolution de Toyota : quatre et six cylindres essence, diesel 2L/2L-T pour l'utilitaire, série M, puis l'arrivée décisive des moteurs JZ. C'est ce qui va tout changer.
Le tournant culte s'opère à partir des X70, et surtout des X90 et X100 dans les années 90 : la Mark II reçoit les 1JZ-GE atmosphérique, le 1JZ-GTE bi-turbo (280 ch, plafond du « gentlemen's agreement »), puis le 2JZ-GE 3,0 L. Les finitions Tourer S et surtout Tourer V deviennent des bases de drift, de drag et de time attack recherchées, robustes et proches de la Supra mais bien plus discrètes. Neuf générations jusqu'en 2004, avant de céder la place à la Mark X — plus de 6,9 millions d'exemplaires produits sur toute la lignée.
Parce que c'est le meilleur des deux mondes : la mécanique JZ de la Supra — propulsion, six cylindres en ligne, robustesse légendaire, potentiel de prépa quasi illimité — dans une carrosserie de berline utilisable au quotidien, avec quatre vraies portes et un coffre. Le rêve du passionné qui veut du plaisir sans le sacrifice pratique ni l'ostentation d'un coupé.
Et parce qu'une Tourer V manuelle propre, peu modifiée et à l'historique japonais limpide prend de la valeur année après année. L'enjeu : fuir la corrosion, les châssis fatigués par le drift et les conversions boîte manuelle bricolées. La bonne Mark II est celle qui a été respectée, pas martyrisée.






Le conseil du connaisseur : le graal reste une X100 Tourer V 1JZ-GTE en boîte manuelle, peu modifiée et à l'historique japonais complet ; la Tourer S (1JZ-GE atmo) est le compromis malin, moins cher et plus sobre.
| Moteur | 6 cyl. en ligne — 1JZ-GE/GTE 2,5 L, 2JZ-GE 3,0 L, 1JZ-FSE injection directe (X110) |
| Puissance | ≈ 180 ch (1JZ-GE) à 280 ch (1JZ-GTE Tourer V) |
| Couple | ≈ 378 Nm (1JZ-GTE bi-turbo) |
| Transmission | Propulsion (RWD), autobloquant sur finitions sportives |
| Boîte | Manuelle 5 rapports ou automatique 4/5 rapports |
| 0 – 100 km/h | ≈ 6,0 s (Tourer V manuelle) |
| Vitesse max | ≈ 230 km/h (souvent bridée à 180 km/h en JDM) |
| Poids | ≈ 1 450 – 1 550 kg (X100) |
| Production | 9 générations, 1968 – 2004 (puis Mark X) |
La cote varie fortement selon la génération, la motorisation (1JZ-GTE/2JZ-GE contre blocs plus simples), la boîte (manuelle très recherchée), l'origine, l'état de corrosion et la qualité des éventuelles modifications. Une prépa peut faire monter comme baisser la valeur selon son sérieux :
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La Tourer V est la version sportive de référence : 1JZ-GTE bi-turbo de 2,5 L (280 ch), propulsion, parfois boîte manuelle et autobloquant, châssis orienté performance. La Tourer S reçoit le 1JZ-GE atmosphérique (environ 180-200 ch selon génération), moins puissant mais plus simple, souvent en automatique, avec une orientation plus routière.
Oui. C'est historiquement une berline à moteur avant longitudinal et propulsion, avec des six cylindres en ligne JZ coupleux et robustes. Les X90/X100 Tourer V sont des bases de drift très populaires grâce à leur équilibre, leur couple et la fiabilité du 1JZ-GTE — tout en restant utilisables au quotidien.
De 1968 à 2004. Elle débute comme Toyota Corona Mark II, puis devient simplement Mark II quand la plateforme est séparée dans les années 70. La dernière génération X110 laisse place en 2004 à la Toyota Mark X.
À partir des années 90 : le 1JZ-GE atmosphérique (environ 180 ch), le 1JZ-GTE bi-turbo (280 ch) sur les Tourer V, puis le 2JZ-GE 3,0 L atmosphérique (environ 220 ch) sur certaines finitions. La dernière génération X110 introduit aussi le 1JZ-FSE à injection directe.
C'est notre métier sur ce modèle piégeux : on lit la fiche d'enchère japonaise, on fait contrôler la coque sur pont et la géométrie, on inspecte le moteur JZ et les turbos, on écarte les conversions manuelles bricolées et les châssis fatigués par le drift. Envoyez-nous votre budget et la config visée (Tourer V, boîte, couleur) sur WhatsApp.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Toyota Mark II · Automobiles-Japonaises — Toyota Mark II / Mark X · CarsWeek — histoire et générations de la Toyota Mark II.