La réponse d'Opel à la Ford Capri : un coupé propulsion à long capot, quatre cylindres CIH et poupe courte. Le coupé allemand populaire par excellence — de la GT/E injectée à la mythique Manta 400.
Quand Ford lance la Capri, Opel riposte avec la Manta : un coupé 2+2 à long capot et poupe courte, propulsion, quatre cylindres maison, désirable et abordable. Ni tout à fait sportive ni simple berline déguisée, elle est LE coupé allemand populaire des années 70-80 — celui qu'on affiche jeune, qu'on prépare, qu'on engage en rallye. De la GT/E injectée à la rarissime 400 d'homologation, elle a nourri une communauté qui ne l'a jamais lâchée.
L'Opel Manta naît fin des années 60 en réponse directe à la Ford Capri : un coupé accessible sur base d'Ascona première génération, architecture simple et robuste. Présentée en septembre 1970, la Manta A reprend un quatre cylindres CIH (arbre à cames en tête, famille Opel) monté longitudinalement, propulsion, boîte 4 ou automatique 3 rapports selon les marchés.
La recette monte en puissance de 1,6 à 1,9 l, puis 2,0 l sur la Manta B. En 1974, la version GT/E apporte l'injection Bosch L-Jetronic et une vraie personnalité sportive (~105 ch, 188 km/h). La Manta B élargit la palette avec des finitions plus bourgeoises comme la Berlinetta et des séries spéciales qui ont marqué les passionnés.
Son statut d'icône tient aussi à la culture populaire allemande : la Manta, c'est la voiture aspirationnelle du jeune conducteur, le tuning, les préparations. Au sommet, la Manta 400 — homologation rallye, 2,4 l 16 soupapes, carrosserie largement modifiée, 144 ch en version routière — devient un culte absolu. La très rare Irmscher 3,0 l (176 ch, boîte Getrag, autobloquant) est l'une des Manta de route les plus impressionnantes.
Produite de 1970 à 1988 en deux générations, à 1 056 436 exemplaires, la Manta disparaît sans remplaçante directe (la Calibra prendra un tout autre positionnement). Base mécanique simple, fort capital affectif, filiation compétition : tout concourt à une communauté toujours vivante, où une belle GT/E ou une 400 documentée s'arrachent.
Parce que c'est un vrai coupé propulsion allemand à la mécanique simple et vivante, idéal pour goûter la conduite d'époque sans la fragilité d'une exotique. Une Manta saine se conduit, s'entretient et se comprend — et son long capot / poupe courte reste d'une élégance rare. La communauté et les clubs sont solides, en Allemagne comme en France.
Et parce que l'éventail est immense : on entre par une Manta B saine tout à fait accessible, on monte vers les GT/E et Berlinetta recherchées, jusqu'aux 400 et préparations d'époque documentées qui atteignent des sommets. À condition de viser la caisse : sur une Manta, c'est la rouille — pas le moteur — qui décide.
Le conseil du connaisseur : une GT/E ou une Berlinetta saine pour rouler et collectionner, une 400 documentée pour la valeur patrimoniale. Fuyez les fausses GT/E et les hommages 400 sans cohérence technique.
| Moteur | 4 cylindres en ligne Opel CIH/OHC — 1,2 à 2,0 l (2,4 l 16s sur Manta 400) |
| Puissance | 55 à 110 ch de série · 105 ch (GT/E 1.9) · 144 ch (Manta 400 routière) |
| Couple | ≈ 232 Nm sur l'Irmscher 3,0 l (référence haute) |
| Transmission | Propulsion arrière |
| Boîte | Manuelle 4 rapports ou automatique 3 (Getrag sur versions spéciales) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 11,5 s (GT/E 1.9) · 7,6 s (Irmscher 3,0) |
| Vitesse max | ≈ 188 km/h (GT/E) · jusqu'à 220 km/h (Irmscher 3,0) |
| Poids | ≈ 980 kg (GT/E) · 960 kg (Manta 400 routière) |
| Production | 1 056 436 exemplaires (1970–1988) |
En 2026, la cote varie énormément selon la génération, la version et l'authenticité. La boîte manuelle d'origine, les options sportives, une carrosserie saine, l'origine européenne documentée et le matching numbers sont déterminants — une 400 ou une préparation d'époque n'a rien à voir avec une 1.2 de série :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
👉 C'est exactement là qu'on intervient : on vérifie tout ça pour vous avant l'achat.
Pour un usage collection-régularité, une Manta B GT/E ou une belle Manta A saine offre le meilleur compromis image/agrément/disponibilité des pièces. Pour la valeur patrimoniale, une Manta 400 ou une série très documentée est plus prestigieuse mais bien plus chère. Dans tous les cas, priorité à la carrosserie saine et au matching numbers.
Oui, si elle est saine et correctement entretenue : sa conception simple favorise la fiabilité mécanique. Ses vrais ennemis sont la corrosion et les années d'abandon des exemplaires survivants — d'où l'importance capitale d'une inspection de la coque.
La Manta A (1970-1975) est la première génération, plus classique et proche de l'esprit originel du coupé. La Manta B (1975-1988) est plus moderne, avec une carrière plus longue, davantage de variantes, de finitions et de séries spéciales.
Oui : la Manta 400 est une version d'homologation liée au rallye, pensée pour la compétition et dérivée d'un programme sportif Opel — d'où sa rareté et sa cote élevée. La version routière développait 144 ch grâce à son 2,4 l 16 soupapes.
C'est notre métier sur un modèle où la caisse fait tout. On inspecte bas de caisse, planchers et baie de pare-brise, on vérifie l'authenticité (surtout sur une GT/E ou une 400), l'injection et l'historique. Dites-nous sur WhatsApp votre cible (Manta A ou B, GT/E, Berlinetta, 400) et votre budget, on part en chasse.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia (fr/de/es) — Opel Manta · WELT — 50 Jahre Opel Manta · Stellantis Media France — Les 50 ans d'une Opel de légende · Coches.com — Opel Manta: historia y legado.