Une bouille de grenouille, des plastiques verts, une banquette qui coulisse : la citadine la plus maligne et la plus joyeuse des années 90 — une seule finition au départ, et déjà culte.
Elle vous regarde. Cette bouille de grenouille, ces deux gros yeux ronds, ce sourire de calandre : la Twingo est peut-être la seule citadine des années 90 qu’on reconnaît d’un seul coup d’œil, de face, à cent mètres. Dessous, une idée limpide : minuscule dehors, étonnamment vaste dedans, une banquette qui coulisse, des couleurs vives, un intérieur joyeux. L’anti-citadine banale — maligne, légère et gaie.
La Twingo I naît d’un pari : Renault veut une petite voiture radicalement différente des citadines sages du début des années 90. Très compacte dehors, étonnamment habitable dedans, dotée d’une personnalité visuelle forte et sympathique. Présentée au Mondial de Paris en octobre 1992 et commercialisée en Europe dès avril 1993, elle restera au catalogue européen jusqu’en 2007, avec des retouches de style en 1998, 2000 et 2004.
Techniquement, tout est rationnel : petite traction à moteur avant transversal, carrosserie monovolume, habitacle pensé pour maximiser l’espace. Le coup de génie commercial est la simplicité : au lancement, une seule finition, une seule motorisation essence et très peu d’options. Pas de hiérarchie compliquée, pas de gamme à déchiffrer — juste une auto « maligne » et accessible, ce qui renforce encore son image.
Son succès tient à trois choses : un design immédiatement identifiable, une modularité remarquable pour la taille (banquette coulissante, coffre extensible) et un coût d’usage plancher. Renault lui greffe une personnalité ludique qui tranche avec tout le reste — la fameuse « bouille de grenouille », les couleurs vives, l’ambiance intérieure originale — qui lui vaut un attachement affectif durable, entretenu par une avalanche de séries spéciales.
Elle est devenue culte parce qu’elle a incarné une idée très précise de la voiture urbaine française : pratique, légère, simple à vivre et différente. Sa longévité (quatorze ans de carrière européenne), ses séries spéciales à répétition et sa diffusion massive — environ 2,4 à 2,6 millions d’exemplaires — en font une icône populaire plus qu’une rareté. Paradoxe assumé : tout le monde en a vu passer, et pourtant peu de voitures des années 90 ont une silhouette aussi immédiatement reconnaissable.
Parce que c’est une bouffée de bonne humeur sur roues. La Twingo I n’a rien à prouver côté chrono : son charme, c’est l’ingéniosité et la sympathie — l’habitacle malin, la banquette qui coulisse, les plastiques colorés, cette légèreté joyeuse qui rend chaque trajet urbain amusant. Un antidote parfait aux citadines modernes toutes grises et interchangeables.
Et parce qu’une phase 1 en belle condition, ou une série spéciale identifiable (Kenzo, Benetton, Collector) bien conservée, entre clairement dans l’univers collection tout en restant très abordable. À condition d’en trouver une saine et d’origine : pas piquée par la rouille, pas défigurée par un tuning, avec sa sellerie et ses couleurs d’époque.
Le conseil du connaisseur : une phase 1 d’origine, sans tuning, dans une couleur vive d’époque et avec sa sellerie préservée, prime toujours sur une auto plus récente mais banalisée. Sur une série spéciale, vérifiez que les éléments de décor spécifiques sont bien présents et intacts — ils sont introuvables.
| Moteur | 4 cyl. essence 1.2 (1 239 cm³ à l’origine) puis 1.1/1.2, transversal avant |
| Puissance | 55 ch (lancement) à 75-76 ch (1.2 16v) |
| Couple | 90 Nm à 2 800 tr/min (version 55 ch de lancement) |
| Transmission | Traction avant |
| Boîte | Manuelle 5 rapports · Easy/écomatique sans pédale d’embrayage |
| 0 – 100 km/h | ≈ 15,0 s (55 ch de lancement) |
| Vitesse max | 150 km/h (55 ch) à ≈ 168 km/h (versions plus puissantes) |
| Poids | ≈ 790 kg (version de lancement) |
| Production | ≈ 2 444 455 ex. (souvent arrondi à 2,5-2,6 M avec l’export), 1993-2007 |
La cote Twingo I varie fortement selon la phase, la motorisation, la boîte (Easy plus atypique), l’état de corrosion, le kilométrage, l’originalité de la couleur et l’authenticité d’une série spéciale. Les premières phases en bel état, les 16V et les séries limitées propres dépassent nettement la moyenne ; une auto fatiguée ou piquée reste très accessible. Marché France / Europe 2026 :
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La plus recherchée est souvent une phase 1 ou une série spéciale bien conservée, avec historique clair, carrosserie saine et configuration d’origine. Pour simplement rouler, une version 1.2 simple et entretenue est généralement le meilleur compromis fiabilité/plaisir.
Oui : la première génération est aujourd’hui largement considérée comme une youngtimer, et les plus belles ou les plus rares (phase 1 d’origine, 16V, séries spéciales) entrent clairement dans l’univers de la collection.
Les sources convergent vers environ 2,4 à 2,6 millions d’exemplaires, avec 2 444 455 unités annoncées par Renault / The Originals et des estimations globales arrondies plus haut avec les productions hors Europe.
La version 16 soupapes de la première génération est donnée à 75 ou 76 ch selon les sources et les marchés — la plus dynamique de la gamme, sans jamais trahir l’esprit léger et malin de la Twingo.
Avec plaisir : on traque la corrosion des points bas, on vérifie l’étanchéité du toit toile et le bon fonctionnement d’une boîte Easy, on s’assure de l’authenticité d’une série spéciale (décor et sellerie d’origine). Écrivez-nous sur WhatsApp la version, la couleur et le budget rêvés — on vous déniche la grenouille saine et d’origine.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Renault Twingo I · The Originals Renault Museum — Twingo · Planète Renault — Twingo 1993-2007 · L’Automobile Ancienne — Renault Twingo I.