Une citadine dessinée comme un jouet d'après-guerre — charnières apparentes, toit toile, charme néo-rétro absolu. L'une des quatre Pike Cars que Nissan n'a osé produire qu'une fois.
Elle ne cherche pas à impressionner : elle attendrit. La Pao semble sortie d'un carnet de croquis des années 1950 — charnières de portes apparentes, vitres arrière basculantes, toit toile qui se déroule à la main. C'est une Pike Car, l'un de ces objets de design roulants que Nissan n'a laissé sortir de sa Pike Factory qu'une seule fois, sur une plateforme moderne déjà éprouvée.
Née au bureau Pike Factory de Nissan aux côtés des Be-1, S-Cargo et Figaro, la Pao est présentée en concept au Salon de Tokyo 1987 avant sa commercialisation en 1989. Son style néo-rétro assumé — volumes simples, ailes « tôlées », vitrages coulissants — tranche radicalement avec le design anguleux de l'époque. Sous cette carrosserie entièrement spécifique se cache la base technique de la petite March / Micra K10, moderne, fiable et déjà amortie : la recette parfaite d'une nostalgie qui roule sans souci.
Nissan ne l'a pas vendue comme une citadine de grande série. Début 1989, la marque ouvre un carnet de commandes limité à trois mois via son réseau Cherry Store, chaque client réservant sa voiture à l'avance. Plus de 51 000 bons de commande sont enregistrés — mais les relevés de numéros de série (GTR-Registry) établissent une production réelle de 31 352 exemplaires, sortis de l'usine de Yokohama entre 1989 et 1991 pour honorer des livraisons étalées jusqu'à un an et demi. Cette mécanique commerciale a fait de la Pao un objet de désir dès le premier jour.
Mécaniquement, la Pao reprend le quatre-cylindres MA10S de 987 cm³ de la Micra : 52 ch à 6 000 tr/min, environ 75 N·m, traction avant, boîte manuelle 5 rapports ou automatique 3. Des chiffres modestes, largement compensés par un poids plume d'environ 720 kg qui en fait une citadine vive et frugale. Réservée officiellement au seul marché japonais, produite en volume limité et appartenant à la famille très prisée des Pike Cars, elle est devenue un youngtimer nippon culte, importé et chéri en Europe comme une pièce de collection à part entière.
Parce qu'elle est un objet de design cohérent, pas un accessoire de nostalgie bricolée : chaque détail — charnières, vitres, toit toile — a été pensé, et son statut de Pike Car en série limitée dans le temps la place au-dessus des simples citadines rétro. Sous ce charme « manga » roule la fiabilité éprouvée d'une Micra : on peut réellement s'en servir.
Et parce que sa cote grimpe doucement mais sûrement, portée par la rareté et l'attachement quasi fétichiste de sa communauté. Une Pao saine, complète, dans une teinte d'origine — idéalement Canvas-top et boîte manuelle — est un placement plaisir aussi sûr qu'attendrissant. À condition de la choisir sans corrosion cachée ni pièces manquantes, tout le sujet de l'achat.







Le conseil du connaisseur : une Canvas-top boîte manuelle en teinte d'origine, complète de ses accessoires Pike Cars, prime largement sur une auto banalisée ou incomplète. La complétude fait tout.
| Moteur | MA10S — 4 cylindres en ligne 987 cm³, injection, monté transversalement |
| Puissance | 52 ch (38 kW) à 6 000 tr/min |
| Couple | ≈ 75 N·m à 3 600 tr/min |
| Transmission | Traction avant |
| Boîte | Manuelle 5 rapports ou automatique 3 rapports |
| Vitesse max | ≈ 140 km/h |
| Poids | ≈ 720 kg à vide |
| Production | 31 352 exemplaires (1989 – 1991) |
| Base technique | Nissan March / Micra K10 |
Toutes les Pao visibles en Europe sont des imports japonais : la cote dépend d'abord de l'état de la caisse, de la qualité de l'importation, du type de toit, de la boîte et de la rareté de la teinte. Voici les paliers observés en France, au Royaume-Uni et en Allemagne :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
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La Pao utilise le quatre-cylindres 1,0 L MA10S dérivé de la March / Micra, qui développe 52 ch (38 kW) à 6 000 tr/min et environ 75 N·m de couple à 3 600 tr/min. Pour 720 kg seulement, elle reste une citadine vive et économique en ville.
Les commandes ont dépassé 51 000 unités lors de la période de réservation de trois mois en 1989, mais les relevés de numéros de série (GTR-Registry) établissent une production réelle de 31 352 exemplaires entre 1989 et 1991.
Non : la Pao était officiellement réservée au marché japonais, distribuée par les Nissan Cherry Stores. Toutes les Pao visibles en Europe sont des importations d'occasion depuis le Japon, ce qui rend le contrôle du dossier d'import essentiel.
Oui, car sa mécanique est celle de la Micra K10 : moteur, boîte et train roulant sont simples, robustes et bien connus. Les vrais points de vigilance sont la corrosion de la caisse, la disponibilité des pièces spécifiques Pike Cars et l'homogénéité de la peinture (ailes flex-panel), pas la mécanique.
C'est notre métier : on lit le dossier d'import, on fait contrôler la caisse sur pont, on vérifie la complétude des accessoires Pike Cars et l'homogénéité de la peinture, et on privilégie les Canvas-top boîte manuelle en teinte d'origine. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget et vos critères.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : L'Automobile Ancienne — Nissan Pao (1989-1991) · Wikipédia — Nissan Pao (production, GTR-Registry) · Lane Motor Museum — Nissan Pao (flex-panel, Pike Cars) · Curbside Classic — 1989 Nissan Pao : Making Retro Cool Again.