Le 4x4 qui a écrit la légende du Dakar — châssis séparé, Super Select 4WD et une réputation d'increvable.
Il y a les SUV, et il y a les vrais 4x4. Le Pajero appartient à la seconde famille : un châssis taillé pour la piste, une boîte de transfert à rapports courts, un Super Select 4WD qui verrouille son différentiel central, et un palmarès au Dakar qui a forgé sa réputation d'engin de mission indestructible. Pas un jouet urbain — un compagnon de bivouac.
Le Pajero entre en série en 1982, après une série de prototypes présentés dès 1973 au salon de Tokyo. Mitsubishi le conçoit comme un 4x4 « lourd » capable de tenir tête au Toyota Land Cruiser et au Range Rover : architecture classique de tout-terrain, châssis séparé, pont arrière rigide, transmission intégrale enclenchable et boîte de transfert à rapports courts. Le nom vient d'un félin sauvage de Patagonie — jugé malsonnant sur certains marchés, d'où les appellations Montero (Espagne, Amérique du Nord) et Shogun (Royaume-Uni).
La première génération (1982-1991) démarre en trois portes à empattement court, toit tôlé ou toile, avant l'arrivée en 1985 de la version longue Wagon cinq portes et sept places. Motorisations du 2.0 essence aux 2.3/2.5 turbo-diesel puis V6 3.0. La deuxième génération (1991-1999) affine confort et sécurité, conserve le châssis séparé et introduit des blocs plus musclés — 2.8 turbo-diesel et V6 3.5 essence — avec des finitions cossues Exceed et GLS qui séduisent les baroudeurs au long cours.
La troisième génération (1999-2006) bascule sur une structure monocoque à châssis intégral, suspension plus évoluée et motorisations modernes — au premier rang desquelles le 3.2 DI-D common-rail. Renforts de structure RISE, airbags, confort routier en net progrès, mais capacités de franchissement intactes : c'est aujourd'hui la base youngtimer la plus recherchée pour un usage mixte route / tout-terrain. Robustesse, succès en compétition, diffusion mondiale et longévité en production font du Pajero un vrai patrimoine chez les amateurs de 4x4 mécaniques.
Parce que c'est un outil d'aventure avant d'être une voiture de collection : mécanique diesel réputée increvable, architecture de vrai tout-terrain, pièces encore disponibles et diffusion mondiale. Une base idéale pour le raid saharien, le bivouac et les grands périples — là où un SUV moderne renonce, le Pajero continue.
Et parce que le prix d'entrée reste doux alors que les belles gén. 3 saines commencent à monter. Le bon achat, aujourd'hui, c'est l'exemplaire peu rouillé, à l'historique clair — avant que la cote ne rattrape la légende. Un châssis sain vaut mille chevaux : c'est là que se joue tout l'achat d'un Pajero.






Le conseil du baroudeur : pour un usage raid, visez une gén. 3 5 portes 3.2 DI-D en boîte manuelle, GLS ou Exceed — l'équilibre parfait entre robustesse, volume utile et disponibilité des pièces.
| Moteur | 3.2 DI-D 4 cyl. turbo-diesel common-rail (réf. gén. 3) · aussi 2.5 / 2.8 TD et V6 3.0 / 3.5 essence |
| Puissance | ≈ 160–170 ch (3.2 DI-D, gén. 3) |
| Couple | ≈ 380–400 Nm (3.2 DI-D) |
| Transmission | Intégrale enclenchable Super Select 4WD (2H · 4H · 4Hc · 4L), différentiel central verrouillable |
| Boîte | Manuelle 5 rapports ou automatique 4/5 rapports selon version |
| 0 – 100 km/h | ≈ 12 s (3.2 DI-D 5 portes) |
| Vitesse max | ≈ 170–180 km/h |
| Poids | ≈ 2 050–2 200 kg (gén. 3, 5 portes) |
| Production | 1982 – 2006 (générations 1 à 3) |
En France et en Europe, la cote se joue surtout sur la génération, la motorisation (les diesels 2.5 / 2.8 / 3.2 DI-D sont les plus demandés), la boîte (manuelle recherchée en tout-terrain, auto appréciée en voyage), l'origine (véhicule européen vs import) et surtout l'état du châssis et de la corrosion :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
👉 C'est exactement là qu'on intervient : on vérifie tout ça pour vous avant l'achat.
Globalement oui, surtout sur les diesels 2.5 / 2.8 et le 3.2 DI-D bien entretenus, réputés robustes en usage raid. Les points faibles sont la corrosion des châssis des générations 1 et 2 et l'usure des organes de transmission (boîte de transfert, ponts) sur les exemplaires très sollicités. Un historique complet et une inspection minutieuse du châssis sont déterminants.
Pour un usage youngtimer mixte route / tout-terrain, la génération 3 (1999-2006) en 3.2 DI-D est le meilleur compromis : structure plus sûre, confort moderne, moteur robuste et disponible. Pour le charme rustique et l'authenticité Dakar, les générations 1 et 2 séduisent davantage, mais imposent de la vigilance sur la rouille et le kilométrage.
Le Land Cruiser passe pour légèrement plus endurant en conditions extrêmes, mais le Pajero brille par son palmarès en rallye-raid, sa technologie 4WD Super Select, un comportement routier plus moderne sur la gén. 3 et un rapport prix / prestation plus avantageux en occasion. Le choix se fait surtout sur l'état de l'exemplaire, pas sur le blason.
Oui, c'est l'une de ses vocations : mécanique robuste, architecture de vrai 4x4, diffusion mondiale et disponibilité correcte des pièces. Pour un raid ou un grand périple, on privilégie les versions diesel à boîte manuelle, de préférence en 5 portes pour le volume de chargement.
C'est notre métier sur ce modèle : on lit le dossier, on fait contrôler le châssis et les organes de transmission sur pont, on écarte les exemplaires rouillés ou aux préparations douteuses, et on vérifie l'historique d'injection. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget, votre usage (route, voyage, raid) et vos critères.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Mitsubishi Pajero · MitsubishiPajero.com — Pajero History · Autocj — Mitsubishi Pajero Generations Explained (1982–2025) · Retropassion Automobiles — Mitsubishi Pajero, les trois diamants japonais.