L'italienne aux yeux bridés : une ligne de fastback signée Giugiaro, le premier DOHC de série japonais, et la discrétion d'un trésor caché produit en volant à droite.
Il y a des voitures qu'on reconnaît à leur badge, et d'autres à leur trait de crayon. La 117 Coupé appartient à la seconde catégorie : une ligne de fastback d'une pureté toute européenne, dessinée par un jeune Giorgetto Giugiaro chez Ghia, posée sur une mécanique japonaise en avance sur son temps. « L'italienne aux yeux bridés », dit la légende — et c'est exactement ce pont entre l'élégance de Turin et l'ingénierie d'Hiroshima… pardon, de Fujisawa, qui en fait l'un des trésors les plus sous-cotés de la collection nippone.
L'Isuzu 117 Coupé naît au milieu des années 1960 comme projet haut de gamme destiné à remplacer la Bellel et à accompagner la berline Florian, dont elle partage châssis et mécanique. Le prototype est dévoilé dès 1966 au Salon de Genève, mais la production de série ne démarre qu'en octobre 1968 au Japon. Sa désignation « 117 » vient du code de développement interne — un numéro que seul le coupé conservera, ce qui en fait d'emblée un modèle à part dans la gamme.
Le dessin est confié à Giugiaro, alors chez Ghia, qui signe un fastback élégant aux proportions de GT quatre places compacte, avec des détails de style proches des Alfa Romeo et Fiat contemporaines. Propulsion à moteur avant, la 117 se pose en vaisseau amiral d'Isuzu, produite d'abord de manière presque artisanale — une cinquantaine de voitures par mois. Techniquement, elle frappe fort : un 1,6 litre à double arbre à cames en tête (DOHC) de 120 à 130 ch, l'un des tout premiers sur une japonaise de série, associé à une boîte manuelle 4 rapports et un essieu arrière rigide.
Au fil des ans, la gamme s'élargit : 1,8 L (100 à 130 ch), puis 2,0 L (106 à 137 ch) en essence, et jusqu'à un étonnant 2,2 L diesel de 73 ch qui fait de la 117 l'un des tout premiers coupés sportifs de série proposés en diesel. Les plus vives frôlent les 200 km/h avec le 1,6 DOHC. Sa carrière s'étire sur près de treize ans, jusqu'en mai 1981, pour un total de 86 192 exemplaires. Restée exclusive et produite uniquement en volant à droite, elle n'a quasiment pas été exportée — une confidentialité qui nourrit aujourd'hui sa rareté et son aura de youngtimer que seuls les initiés savent nommer.
Parce que c'est peut-être le meilleur rapport « pedigree stylistique / cote » de toute la collection japonaise. Un dessin de Giugiaro, une sophistication mécanique réelle (DOHC, injection, ce diesel improbable), une production confidentielle en volant à droite : tous les ingrédients d'une future icône reconnue, à un prix qui reste, pour l'instant, celui d'un secret bien gardé.
Et parce qu'elle offre ce plaisir rare de rouler dans une voiture que personne ne reconnaît mais que tout connaisseur respecte. À condition — et c'est là tout l'enjeu — d'en trouver une saine : coque non rongée, mécanique DOHC bien réglée, pièces spécifiques présentes. Sur un modèle aussi rare, l'état prime toujours sur l'affaire apparente.





Le conseil du connaisseur : pour la ligne la plus « Giugiaro » et la valeur la plus solide, visez une première série 1,6 DOHC ou une 1,8/2,0 injection XE documentée. Le diesel 2,2 se collectionne pour l'histoire, pas pour le chrono.
| Moteur | 4 cyl. en ligne avant · essence 1,6 / 1,8 / 2,0 L (SOHC ou DOHC) · diesel 2,2 L |
| Puissance | essence ≈ 100 à 137 ch · diesel 73 ch |
| Couple | ≈ 142 Nm (1,6 DOHC) à ≈ 180–190 Nm (2,0) |
| Transmission | Propulsion (moteur avant, roues arrière motrices) |
| Boîte | Manuelle 4 ou 5 rapports · automatique 3 rapports sur certaines |
| 0 – 100 km/h | ≈ 10 s (1,8 injection) |
| Vitesse max | ≈ 200 km/h (1,6 DOHC) · ≈ 130 km/h (diesel 2,2) |
| Poids | ≈ 1 050 à 1 185 kg |
| Production | 86 192 exemplaires entre 1968 et 1981 |
La cote dépend étroitement de la rareté en Europe, de l'état de conservation et du type de moteur. Presque toutes les 117 importées restent en volant à droite, ce qui limite un peu la demande mais aussi l'offre — et tire les prix vers le haut dès qu'une auto est saine, complète et exempte de corrosion structurelle. Un historique, une teinte d'époque prisée, des options (climatisation, jantes d'origine, sellerie correcte) et une mécanique entretenue font vite grimper la valeur :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
Données agrégées à titre indicatif. On peut expertiser n'importe lequel de ces exemplaires avant achat.
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Les sources spécialisées convergent vers une production totale de 86 192 exemplaires entre le démarrage en 1968 et l'arrêt en 1981, ce qui en fait une voiture relativement rare à l'échelle mondiale — d'autant qu'elle a été fabriquée exclusivement en volant à droite.
Un quatre-cylindres en ligne avant, principalement en essence 1,6, 1,8 et 2,0 litres (simple ou double arbre, carburateurs ou injection) délivrant de 100 à environ 137 ch, plus un surprenant diesel 2,2 litres de 73 ch en fin de carrière. Les versions DOHC et injection (XE) sont les plus recherchées.
Une propulsion : moteur monté à l'avant, roues arrière motrices, dans la tradition des GT de son époque. C'est l'une des raisons de son comportement plaisant et de son statut de coupé « sérieux » malgré des cylindrées modestes.
Giugiaro, alors designer chez Ghia, a dessiné la 117 Coupé dans la seconde moitié des années 1960, lui donnant une silhouette de fastback très européenne. Ce pedigree stylistique italien, greffé sur une mécanique japonaise pionnière, est aujourd'hui l'un des principaux arguments des passionnés.
C'est précisément le genre de trésor caché qu'on aime traquer. On lit la fiche d'enchère japonaise entre les lignes, on fait contrôler la coque (la rouille est le vrai piège) et la santé du DOHC ou de l'injection, on vérifie la présence des pièces spécifiques introuvables. Dites-nous sur WhatsApp la version visée (première série 1,6 DOHC, XE injection, diesel…) et votre budget — on part en chasse.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Carjager — « Isuzu 117 Coupé : l'italienne aux yeux bridés » · Automobiles-Japonaises — fiche Isuzu 117 Coupé · Le Blog Auto — « Un été au Japon : Isuzu 117 Coupé (1968-1981) » · Below The Radar — The story of the Isuzu 117 Coupé.