La Cinquecento. Le bicylindre à air à l'arrière, 470 kg de tôle sincère, et l'Italie tout entière dedans. La voiture du peuple devenue icône planétaire.
Elle tient dans un mouchoir de poche et pourtant elle contient toute l'Italie. La Cinquecento, c'est 470 kg de tôle sincère, un bicylindre refroidi par air planté à l'arrière qui claque comme une machine à coudre, et cette silhouette ronde que le monde entier reconnaît sans hésiter. Dessinée pour motoriser un pays qui sortait de la guerre, elle est devenue bien plus qu'une voiture : un morceau de Dolce Vita, un symbole national, un objet qu'on aime pour sa modestie autant que pour son charme. On ne roule pas en 500, on lui fait la conversation.
Lancée le 4 juillet 1957 à Turin, la Fiat 500 « Nuova 500 » est pensée comme une microcitadine populaire à très bas coût, destinée à mettre l'Italie d'après-guerre sur roues, en complément de la 600 plus spacieuse. Sa recette est celle des petites italiennes de l'époque : bicylindre à l'arrière, propulsion, carrosserie autoporteuse, boîte manuelle 4 rapports. Le tout conçu sous la direction de Dante Giacosa, l'ingénieur qui a fait rentrer une voiture entière dans presque rien.
Le moteur, un bicylindre en ligne refroidi par air (type 110), démarre à 479 cm³ pour 13 ch, avant d'évoluer vers 499,5 puis 594 cm³ et une puissance qui grimpe doucement jusqu'à environ 18 ch. On ne parle pas de performance — la 500 de lancement plafonne à 85 km/h — mais d'un agrément mécanique unique : ce claquement sec, cette vibration joyeuse, cette impression de conduire une mobylette carrossée. La 500 évolue par petites retouches, sans jamais rompre avec sa conception d'origine, ce qui explique l'homogénéité et la simplicité de toute la lignée.
De 1957 à 1975, la 500 se décline en une famille cohérente — N, D, F, L, R, plus la Giardiniera en break et les redoutables préparations Abarth. Avec plus de 4,25 millions d'exemplaires, c'est un succès industriel colossal, mais surtout un succès culturel : la 500 a motorisé les familles, les curés de campagne, les étudiants, les commerçants. Elle est entrée dans le cinéma, la publicité et l'imaginaire collectif comme l'emblème visuel de l'Italie.
Aujourd'hui, la Nuova 500 est devenue culte pour tout ce qu'elle réunit : un design immédiatement reconnaissable, une mécanique simple et attachante, une image d'italianité totale, et une carrière assez longue pour qu'il en reste — mais assez piégée par la corrosion et les fausses pièces pour qu'un bel exemplaire d'origine soit devenu rare et convoité.
Parce qu'elle est le morceau d'Italie le plus accessible et le plus sincère qui soit. Rouler en Cinquecento, c'est retrouver un rapport à l'automobile d'avant l'électronique : mécanique simple à comprendre et à entretenir, plaisir dans la lenteur, sourires garantis à chaque feu rouge. Aucune autre icône populaire ne condense autant de charme dans si peu de tôle.
Et parce que le marché récompense l'authenticité : une belle F ou L d'origine, saine de caisse, matching numbers et détails d'époque intacts, ne se déprécie pas — et une Abarth documentée ou une Giardiniera très saine s'envolent. Tout le sujet, sur un modèle qui rouille sournoisement et que l'on maquille facilement, est d'en trouver une honnête. C'est exactement là que commence le vrai travail.
Le conseil du connaisseur : à budget donné, une 500 saine de caisse et d'origine (F ou L bien née, matching numbers, détails d'époque intacts) prime toujours sur une auto « restaurée » vite fait, repeinte pour masquer la corrosion et rééquipée de pièces d'après-coup. Sur la Cinquecento, l'honnêteté de la coque vaut plus que le brillant de la peinture.
| Moteur | Bicylindre en ligne refroidi par air, monté à l'arrière (type 110) |
| Cylindrées | 479 cm³ · 499,5 cm³ · 594 cm³ selon versions |
| Puissance | 13 ch DIN (1957) → ≈ 15 puis ≈ 18 ch selon évolutions |
| Transmission | Propulsion, moteur arrière |
| Boîte | Manuelle 4 rapports (non synchronisée sur les premiers modèles) |
| Vitesse max | ≈ 85 km/h (479 cm³) → ≈ 95 km/h selon versions |
| Poids | ≈ 470 kg à vide (version de base) |
| Dimensions | Long. 2 970 mm · larg. 1 320 mm · haut. 1 325 mm |
| Production | 1957-1975 · ≈ 4,25 millions d'exemplaires |
La cote de la 500 s'étale énormément, du petit projet à l'Abarth documentée. Tout se joue sur la version (standard, L, R, Giardiniera, Abarth), l'authenticité des détails d'origine, la qualité de la restauration, l'état structurel de la coque, la rareté de la teinte et l'origine (matching numbers, dossier, provenance italienne). Marché France / Europe 2026 :
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La 500 L est une version plus cossue et mieux équipée que la F, avec une présentation plus soignée et des détails de finition spécifiques. La F reste la version la plus classique et la plus diffusée. À état égal, la L se paie souvent un peu plus cher pour son charme de fin de carrière, mais la F saine et d'origine reste une valeur sûre.
Non. La 500 de 1957-1975 est la « Nuova 500 » à moteur arrière et propulsion, un bicylindre refroidi par air. La 500 relancée en 2007 est une citadine néo-rétro moderne, à moteur avant et traction, qui n'en reprend que le style. Deux voitures très différentes sous une même silhouette culte.
Les premières 500 développent 13 ch DIN, puis les évolutions de série montent vers 15 puis environ 18 ch selon les versions et années. Ce n'est pas une voiture de performance : son plaisir est ailleurs, dans la légèreté (≈ 470 kg), le bruit du bicylindre et la conduite en prise directe avec la mécanique.
Parce qu'elle est emblématique, immédiatement identifiable, et devenue un objet de collection très demandé. La valeur dépend fortement de l'état de la coque (la corrosion est son point faible), de l'authenticité d'origine et de la version : une F saine reste accessible, tandis qu'une Abarth documentée ou une Giardiniera exceptionnelle atteignent des sommets.
C'est notre métier sur un modèle aussi piégé par la rouille cachée et les fausses pièces. On inspecte la coque et les planchers, on vérifie le matching numbers, l'authenticité des détails d'époque et l'état réel du bicylindre. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget, la version (F, L, R, Giardiniera, Abarth) et vos critères — on déniche la bonne Cinquecento.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Fiat 500 (1957) · Auto Encyclopédie — Fiat 500 I (1957-1975) · Club Fiat 500 et dérivés de France · BFMTV Auto — Fiat 500, 60 ans de carrière · Auto Import Italie — Fiat 500 Collection.