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Austin-Healey 3000

1959–1967 · BN7 · BT7 · BJ7 · BJ8

La « Big Healey » dans sa forme la plus aboutie. Six cylindres coupleux, ligne sensuelle et un palmarès de rallye qui sent la poussière des Alpes.

Austin-Healey 3000 Mk III BJ8 bicolore bleu et blanc, capote baissée, de trois quarts avant
1959–67
Années
6 cyl. 2,9 L
C-Series
124–150 ch
Puissance
≈ 42 926 ex.
Production
45–150k€
Cote actuelle
Galerie

La 3000 sous tous les angles

L'histoire

C'est quoi, une Austin-Healey 3000 ?

On choisit une Healey avec les oreilles autant qu'avec les yeux. Le grondement métallique du six cylindres C-Series, le long capot qui plonge vers une calandre ovale, le clic de l'overdrive sur une route dégagée : la 3000 est le dernier et le plus abouti des « Big Healey », ce roadster anglais viril et charmeur qui a écumé les rallyes des années 1960.

Apparue en juillet 1959, l'Austin-Healey 3000 est l'évolution directe de la 100-Six, dont elle reprend le six cylindres en ligne C-Series porté à près de 3 litres (2 912 cm³) — d'où le nom « 3000 ». Moteur avant longitudinal, propulsion, architecture résolument classique : châssis séparé, gros six coupleux, boîte manuelle à overdrive. Dès la Mk I, elle se distingue de la 100-Six par des freins à disques à l'avant, un vrai progrès pour une voiture capable de 180 à 185 km/h. La ligne, signée Donald Healey, installe pour de bon l'identité visuelle de la « Big Healey ».

Construite par Jensen Motors et assemblée dans l'usine MG d'Abingdon, la 3000 gagne en puissance et en confort au fil des évolutions. La Mk II (1961) adopte trois carburateurs SU HS4 et une calandre à barrettes verticales, la puissance grimpe vers 132 ch ; la variante BJ7 introduit une capote plus pratique, à la manière d'un vrai cabriolet. La Mk III BJ8 (1964) est le sommet : environ 148-150 ch, servofrein, suspension arrière améliorée et habitacle plus cossu avec boiseries. La production s'arrête en 1967, la lignée cédant la place à la MGC à châssis monocoque.

La 3000 est vite devenue culte pour son tempérament brutal mais attachant, son image de roadster de gentleman-racer et surtout son immense palmarès en rallye. Engagée officiellement — parfois en version usine allégée à carrosserie aluminium et près de 200 ch — elle brille dans les grandes épreuves européennes, en particulier dans les Alpes, entre les mains de Carroll Shelby, Pat Moss, Paddy Hopkirk, Timo Mäkinen ou Rauno Aaltonen. Ligne sensuelle, sonorité rauque, performances très respectables : elle reste l'une des icônes absolues de la sportive britannique des sixties.

Le saviez-vous ?

Anecdotes & records

Pourquoi elle

Pourquoi l'acheter aujourd'hui

Parce que peu de voitures offrent autant de sensations brutes pour ce prestige. La 3000 est moins chère qu'une Jaguar Type E mais plus virile, plus brute, plus impliquante : direction à boîtier, gros couple en bas, sonorité de six cylindres qui résonne dans la caisse. C'est une voiture qu'on conduit vraiment, pas qu'on regarde.

Et parce que c'est une valeur sûre de la collection anglaise, dont la cote reste solide pour les BJ8 restaurées sans compromis. À condition de viser un châssis sain, un overdrive fonctionnel et une identité qui correspond réellement à la carte grise — c'est là que se joue la différence entre un bon achat et un gouffre de restauration.

Versions & options

Quelle version choisir

  • 3000 Mk I (1959-1961, BN7 / BT7) — première 3000 : moteur 2 912 cm³ de 124 ch, freins avant à disques, roadster deux places (BN7) ou 2+2 (BT7). La plus proche esthétiquement de la 100-Six, habitacle assez spartiate.
  • 3000 Mk II (1961-1963) — trois carburateurs SU HS4, ~132 ch, nouvelle calandre à barrettes verticales. Les premières Mk II tri-carbu sont recherchées pour leur caractère plus pointu.
  • 3000 Mk II BJ7 (1962-1963) — carrosserie remaniée avec capote repliable type convertible, plus pratique ; bon compromis entre les 132 ch et la protection contre les intempéries.
  • 3000 Mk III BJ8 (1964-1967) — la plus puissante (~148-150 ch) et la plus civilisée : servofrein, tirants arrière, finition plus luxueuse (boiseries, instrumentation complète). La plus recherchée aujourd'hui, surtout en conduite à gauche et couleurs d'époque.
  • Versions compétition usine — dès 1962, carrosserie aluminium, culasse alu, trois Weber double corps, ~200 ch, arceaux et équipement de course. Extrêmement rares et très cotées.

Le conseil du connaisseur : une BJ8 à overdrive, châssis sain et matching numbers, dans une combinaison de couleurs d'époque emblématique — c'est la configuration qui prend le plus de valeur et se revend le plus facilement.

Fiche technique

Austin-Healey 3000 — caractéristiques

Moteur6 cylindres en ligne C-Series, 2,9 L (2 912 cm³), carburateurs SU
Puissance124 ch (Mk I) · ~132 ch (Mk II) · 148-150 ch (Mk III BJ8)
Couple≈ 226 Nm dès 2 700 tr/min (première génération)
TransmissionPropulsion, pont arrière rigide
BoîteManuelle 4 rapports, overdrive Laycock sur 3e et 4e (option ou série selon marchés)
0 – 100 km/h≈ 11 s
Vitesse max≈ 180 – 185 km/h
Poids≈ 1 150 – 1 200 kg
Production≈ 42 926 ex. (Mk I + Mk II + Mk III, 1959-1967)
Cote & prix

Combien ça vaut aujourd'hui

La cote se hiérarchise nettement : la BJ8 domine les BN7/BT7, l'overdrive est très recherché, et la provenance (matching numbers, auto ex-compétition ou livrée neuve en Europe continentale) compte autant que l'état structurel du châssis. Attention : le coût de remise à niveau d'un projet « dans son jus » peut vite dépasser l'écart de prix avec une auto déjà restaurée :

Cote & prix — marché réel

Combien vaut une 3000 aujourd'hui

Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.

59 900 €
Prix médian · 571 annonces
Fourchette courante49 318 € – 69 995 €
Extrêmes23 294 € – 192 617 €
Kilométrage médian48 209 km
Part de professionnels71.28 %
59 500 €
Prix médian · 414 annonces
Fourchette courante49 900 € – 69 500 €
Extrêmes23 294 € – 139 950 €
Kilométrage médian46 877 km
Part de professionnels67.87 %
59 990 €
Prix médian · 221 annonces
Fourchette courante51 000 € – 69 500 €
Extrêmes23 294 € – 118 666 €
Kilométrage médian56 000 km
Part de professionnels66.52 %
0k26k51k77k102k0k38k77k115k154kmédiane 59 900 €Kilométrage →
Chaque point = une annonce (prix vs kilométrage). Points jaunes = France.

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Guide d'achat

Les pièges à éviter

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Questions fréquentes

FAQ Austin-Healey 3000

Quelle est la différence entre une Austin-Healey 3000 Mk I, Mk II et Mk III ?

La Mk I (1959-1961) est la première 3000 : moteur 2 912 cm³ de 124 ch, freins avant à disques, carrosseries BN7 (2 places) ou BT7 (2+2). La Mk II (1961-1963) adopte trois carburateurs SU HS4, une nouvelle calandre et ~132 ch. La Mk III BJ8 (1964-1967) est la dernière et la plus puissante (~150 ch), avec servofrein, suspension arrière améliorée et habitacle plus luxueux — c'est aussi la plus recherchée aujourd'hui.

Combien d'Austin-Healey 3000 ont été produites ?

Environ 42 926 exemplaires, toutes générations confondues (Mk I, Mk II, Mk III), entre 1959 et 1967. C'est un volume qui a permis à la 3000 de rester relativement accessible aux pièces, tout en conservant une belle rareté sur les versions les plus désirables comme la BJ8.

L'Austin-Healey 3000 est-elle fiable pour rouler régulièrement ?

Le moteur C-Series et la mécanique sont globalement robustes, à condition d'une restauration sérieuse et d'un entretien régulier (graissages, refroidissement, freins). Elle reste une sportive des années 1960 : direction à boîtier, freinage ancien, corrosion possible du châssis. Utilisable fréquemment si elle est mécaniquement saine, mais elle demande plus de suivi qu'une moderne et une vraie attention à la sécurité.

Pourquoi l'Austin-Healey 3000 est-elle si recherchée en collection ?

Elle cumule les atouts : ligne intemporelle de roadster anglais, gros six cylindres au caractère marqué, palmarès en rallye international et statut de « Big Healey » mythique. C'est l'une des sportives britanniques les plus emblématiques des sixties, moins chère qu'une Jaguar Type E mais plus virile et brute — un mélange qui séduit les amateurs de sensations et de tradition britannique.

Pouvez-vous m'aider à trouver et vérifier une Austin-Healey 3000 saine ?

C'est notre métier : on contrôle le châssis sur pont, on teste l'overdrive et le moteur C-Series, on vérifie l'authenticité (numéros, type de caisse BN7/BT7/BJ7/BJ8) pour éviter les maquillages. On cible en priorité une BJ8 saine dans une belle configuration d'époque. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget et vos critères, on lance la recherche et l'expertise.

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Sources & vérification

Fiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Austin-Healey 3000 · Motorlegend — Saga et guide d'achat Austin-Healey 3000 · Historic Cars — fiche Austin-Healey 3000 Mk I · Guides clubs Austin-Healey.